La lutte contre la fraude représente un réel enjeu économique et sociétal. En effet, les transports publics sont le reflet de la société. Ils traduisent à la fois d’une faille dans la cohésion sociale, des incivilités qui persistent mais également des difficultés financières de certaines personnes à acheter un titre ou un abonnement de transport. C’est pourquoi plusieurs communes décident de proposer un accès gratuit à leur réseau de transport comme mentionné dans l’article précédent.

C’est également un enjeu financier car les pertes économiques sont non-négligeables.

  • EN 2015, la cours des comptes estime que la fraude dans les transports publics représentait en moyenne 5% des recettes commerciales soit environ 500 millions d’euros. 
  • Dans son étude de cas de 2020 Transdev estime à 12,3% le taux de fraudeur sur son réseau soit environ 40 millions de pertes  
  • Selon l’article de Transfare du 16 Juin 2020 « Fare evasion impact », Washington DC estime avoir perdu 40 millions de dollars (33,6 millions d’euros) sur son réseau de bus et métro en 2019. La Metropolitan Transportation Authority (MTA) de New York à quant à elle perdu 215 millions de dollars (181 millions d’euros) 

Tous ces chiffres sont des estimations puisque les opérateurs de transports éprouvent des difficultés à avoir les données réelles sur le nombre de fraudeurs. (De plus qui dit fraudeur dit statistiques de fréquentation liées à la billettique erronée puisque ces derniers ne sont pas comptés). 

C’est là que le comptage automatique de personnes entre en jeu. En effet, le croisement des données issues du systèmes de comptage de précision avec celles de la billettique permet d’obtenir le taux de fraude réel et donc des chiffres factuels. L’opérateur peut ensuite exploiter ces données de fraude à différents niveaux :  cartographie spatio-temporelle, données historiques et prédictives, analyse temps réel, ciblage du pic de fraude, planification d’action de contrôle, etc… 

Ce type de solution représente un vrai retour sur investissement. En effet, en plus des pertes financières liées à la fraude, ce sont également les ressources qui sont mobilisées (contrôleurs de titre de transports, agents de police, installation de portiques, etc..). Tout ceci représente un coût important pour les opérateurs de transports. Un réseau de transport équipé d’un système de comptage automatique va, lui, pouvoir optimiser les actions liées à la lutte contre la fraude. Enfin, pour réduire naturellement les impacts économiques, il est essentiel de mettre en place une stratégie efficace visant à réduire le taux de fraude.